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Malus écologique 2026 : le nouveau barème expliqué

Rédaction éditoriale
18 juillet 2026 8 min de lecture

Depuis le 1er janvier 2026, le malus au CO2 se durcit une nouvelle fois : le seuil de déclenchement passe à 108 g/km de CO2 (contre 113 g/km en 2025) et le montant maximal grimpe à 80 000 euros pour les véhicules les plus émetteurs. En clair, davantage de voitures neuves sont taxées et les montants augmentent sur toute la grille. Voici comment fonctionne cette taxe à l’immatriculation, ce qui change cette année et quels véhicules restent épargnés.

Les montants cités ci-dessous sont donnés comme des ordres de grandeur datés 2026. Ils sont fixés chaque année par la loi de finances et publiés au Journal officiel : pour un calcul au centime près sur un modèle précis, il faut se reporter aux textes officiels en vigueur.

Le principe du malus au CO2 à l’immatriculation

Le malus écologique est une taxe payée une seule fois, au moment de la première immatriculation d’un véhicule en France. Elle s’ajoute au coût de la carte grise et vise à pénaliser les voitures les plus polluantes pour orienter les acheteurs vers des modèles moins émetteurs.

Le montant dépend des émissions de dioxyde de carbone exprimées en grammes par kilomètre, mesurées selon la norme WLTP (le protocole d’homologation européen, plus proche des conditions réelles de conduite que l’ancien cycle NEDC). Plus une voiture rejette de CO2, plus le malus est élevé, selon un barème progressif gramme par gramme.

Cette taxe concerne principalement les véhicules particuliers neufs de catégorie M1. Le paiement intervient à l’immatriculation : il est généralement avancé par le concessionnaire puis refacturé à l’acheteur. Il peut aussi être réglé directement lors de la demande de carte grise pour un achat entre particuliers ou une importation.

Ce qui change avec le barème 2026

Deux évolutions marquent l’année 2026. D’abord, le seuil de déclenchement du malus au CO2 descend à 108 g/km. Concrètement, une voiture qui échappait de justesse à la taxe en 2025 peut désormais y être soumise, même avec des émissions modérées. De nombreuses citadines et compactes essence se retrouvent ainsi concernées dès leurs versions d’entrée de gamme.

Ensuite, le plafond du barème monte à 80 000 euros, atteint dès 192 g/km de CO2, soit environ 10 000 euros de plus que l’année précédente. Entre ces deux bornes, les montants ont été relevés sur l’ensemble de la grille, avec des hausses parfois très fortes sur les premiers grammes taxés.

Autre point à connaître : depuis le 1er janvier 2026, certains véhicules d’occasion peuvent aussi être concernés lorsqu’ils n’avaient pas été taxés lors de leur première immatriculation, selon les règles applicables aux importations et aux transformations techniques. Là encore, le détail des cas relève des textes officiels de l’année.

Un durcissement programmé chaque année

Le barème n’est pas figé. Il est réévalué chaque année dans le cadre de la loi de finances, avec une logique constante depuis plusieurs exercices : abaisser le seuil de déclenchement et relever le plafond. Le montant maximal de la taxe est ainsi appelé à progresser d’environ 10 000 euros par an sur les prochaines années, ce qui porterait le plafond bien au-delà du niveau 2026 à l’horizon 2027 et 2028.

Ces trajectoires pluriannuelles sont régulièrement annoncées. Elles restent toutefois susceptibles d’être modifiées d’une loi de finances à l’autre. Pour un achat planifié sur une année future, mieux vaut donc vérifier le barème effectivement voté et publié au Journal officiel plutôt que de se fier aux projections.

Les repères du barème du malus au CO2 en 2026

Le barème s’applique gramme par gramme : chaque valeur d’émission correspond à un montant précis. Le tableau ci-dessous ne reprend que quelques points de repère du bas de grille pour illustrer la mécanique et la progression. Il ne remplace pas la grille officielle complète.

Malus au CO2 2026 : quelques repères (montants indicatifs à vérifier dans les textes officiels)
Émissions de CO2 (g/km, WLTP) Malus indicatif 2026
Jusqu’à 107 0 euro (non taxé)
108 de l’ordre de quelques dizaines d’euros
110 environ 100 euros
115 environ 200 euros
120 environ 300 euros
130 de l’ordre de 1 000 euros
150 plusieurs milliers d’euros
192 et plus plafond de 80 000 euros

La lecture de ce tableau montre l’essentiel : le malus démarre bas au niveau du seuil, puis s’accélère très vite. Autour de 150 g/km, on est déjà sur plusieurs milliers d’euros et la courbe devient exponentielle au-delà. Pour connaître le montant exact associé à une valeur d’émission donnée, il faut consulter la grille officielle de l’année, seule référence opposable.

Le malus au poids, qui s’ajoute au malus au CO2

Depuis 2022, un second dispositif complète la taxe sur les émissions : le malus au poids, aussi appelé taxe sur la masse en ordre de marche. Il vise les véhicules lourds, plus consommateurs de carburant. Il se calcule sur la masse à vide augmentée de l’équipement.

En 2026, le seuil de déclenchement de ce malus au poids s’abaisse à 1 500 kg (contre 1 600 kg auparavant). Au-delà, un tarif s’applique par kilogramme excédentaire, selon un barème progressif par tranches. Les ordres de grandeur communiqués pour 2026 sont les suivants :

  • autour de 10 euros par kg entre 1 500 et 1 699 kg
  • autour de 15 euros par kg entre 1 700 et 1 799 kg
  • autour de 20 euros par kg entre 1 800 et 1 899 kg
  • autour de 25 euros par kg entre 1 900 et 1 999 kg
  • autour de 30 euros par kg à partir de 2 000 kg

Le calcul se fait tranche par tranche, puis on additionne les montants. Les deux malus, CO2 et poids, se cumulent. Ce cumul reste plafonné en 2026. Les règles de plafonnement font toutefois l’objet de discussions budgétaires susceptibles d’évoluer : c’est un point à revérifier dans la loi de finances applicable au moment de l’achat.

Quels véhicules sont concernés

La taxe touche en priorité les véhicules thermiques neufs les plus émetteurs. Sont particulièrement exposés :

  • les SUV essence et diesel, souvent lourds et émetteurs
  • les voitures sportives ou très puissantes
  • certains grands breaks et monospaces familiaux
  • de nombreuses citadines et compactes essence, désormais rattrapées par l’abaissement du seuil à 108 g/km

Avec un seuil aussi bas, une large part des véhicules neufs vendus en France est aujourd’hui concernée par un malus, même modeste. Les modèles hybrides non rechargeables ne sont plus systématiquement épargnés et peuvent être taxés selon leurs émissions et leur masse.

Les exonérations et abattements à connaître

Plusieurs situations permettent d’échapper à la taxe ou d’en réduire le montant. Les principales sont les suivantes :

  • Véhicules électriques et à hydrogène : les voitures fonctionnant exclusivement à l’électricité, à l’hydrogène ou à une combinaison des deux sont en principe exonérées du malus au CO2 comme du malus au poids.
  • Hybrides rechargeables : ils peuvent bénéficier d’un abattement, notamment sur la masse, sous condition d’autonomie électrique suffisante. Cet avantage a toutefois été réduit ces dernières années et l’exonération totale a disparu, ce qui rend la vérification au cas par cas indispensable.
  • Familles nombreuses : les foyers ayant au moins trois enfants à charge peuvent obtenir un abattement sur les émissions de CO2 (de l’ordre de 20 g/km) pour un véhicule d’au moins cinq places, sous conditions et dans certaines limites.
  • Personnes en situation de handicap : les véhicules accessibles en fauteuil roulant, ainsi que ceux détenus par une personne titulaire d’une carte mobilité inclusion mention invalidité (ou ayant à charge une telle personne), bénéficient d’exonérations.
  • Superéthanol E85 : les véhicules compatibles peuvent profiter d’un abattement sur les émissions retenues, dans la limite d’un plafond d’émissions.

Le détail de ces dispositifs, les taux d’abattement et les conditions exactes sont fixés par la réglementation en vigueur et peuvent changer d’une année à l’autre. Avant de compter sur une réduction, il est prudent de confirmer son éligibilité auprès des textes officiels de l’année d’immatriculation.

Questions fréquentes sur le malus écologique 2026

À partir de combien de CO2 paie-t-on un malus en 2026 ? Le seuil de déclenchement du malus au CO2 est fixé à 108 g/km selon la norme WLTP. En dessous, aucun malus au titre des émissions n’est dû.

Quel est le montant maximal du malus en 2026 ? Le plafond du malus au CO2 s’établit à 80 000 euros, atteint dès 192 g/km de CO2. Ce montant est relevé chaque année par la loi de finances.

Le malus au poids se cumule-t-il avec le malus au CO2 ? Oui. Les deux taxes se calculent séparément puis s’additionnent, avec un plafonnement du cumul qui reste susceptible d’évoluer selon les arbitrages budgétaires.

Les voitures électriques sont-elles taxées ? Non, les véhicules 100 pour cent électriques et à hydrogène sont en principe exonérés du malus au CO2 comme du malus au poids.

Où trouver le barème exact et à jour ? Les montants précis, gramme par gramme et kilogramme par kilogramme, sont publiés au Journal officiel et dans les textes de la loi de finances. Ce sont les seules références à retenir pour un calcul définitif.

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